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La Transfiguration


 « Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques et il gravit la montagne pour prier ». « pendant qu’il priait, Jésus leur apparut tout autre, l’aspect de son visage devint autre, et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante. Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Elie  apparus dans la gloire.» C’est ce qu’on appelle la « transfiguration ».

Dans la prière, dans le silence, quand on cesse d’être préoccupé de soi, et de ses affaires, les choses, les événements, les personnes même, peuvent avoir un autre visage, et être ainsi transfigurées à nos yeux. Il arrive même parfois que certaines personnes (ou vous-mêmes peut-être), qui viennent à la Messe régulièrement, qui entendent le même célébrant, les mêmes paroles chaque fois, les mêmes refrains chaque fois, et à la sortie de la messe, et qui disent  un jour «  Tiens ! Aujourd’hui,  j’ai compris des choses ou des paroles que je n’avais comprises ! » Pourquoi ? Parce que ce jour-là, cette personne s’était vidée de ses soucis et de ses préoccupations ; elle était plus présente, et plus attentive.

 Les Apôtres eux, dit encore l’évangile, sont dans un tel bouleversement  intérieur  que Pierre propose à Jésus de rester sur la montagne : « Dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie. Il ne savait pas ce qu’il disait. »  Aux yeux des Apôtres qui sont sur cette montagne, Jésus s’inscrit en quelque sorte dans la longue histoire du peuple élu, le peuple de Dieu, dont Moïse et Elie, représentant la Loi et les prophètes, attestent  par leur présence que l’Ecriture s’accomplit maintenant en la personne même de Jésus.

 Il y a enfin cette voix qui les bouleverse encore davantage :          « Et de la nuée, une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le. » Déjà le jour de son baptême cette même voix s’était fait entendre, et aujourd’hui elle  ajoute : « Ecoutez-le. »

 Ce récit évangélique de ce 2° dimanche de carême nous invite, nous aussi, à monter sur la montagne. Mais quelle montagne ? Peut-être tout simplement à quitter le bruit de nos villes, pour retrouver le silence et la prière. Mais, quoiqu’il en  soit, à un moment donné, il faudra retourner dans la plaine comme les apôtres, dans la vie de tous les jours, parce que la vie continue. Ce silence et cette prière ne sont pas forcément une occasion de nous déconnecter du monde, mais un temps pour aimer Dieu et nous laisser aimer par Lui.« Laissez-vous aimer, disait le pape saint Jean-Paul II. !  Quand vous êtes devant Jésus au Tabernacle, même si vous ne savez pas quoi lui dire, parlez-Lui d’amour. Dieu aime être aimé... »         


Père Yves GILLOT

 


Questions liturgiques

Pourquoi aller à la messe le Dimanche ?

Nous ne devons pas oublier que la foi, c’est une relation vivante avec Dieu. Comme toute relation, elle se doit d’être nourrie régulièrement, autrement elle s’endort et même elle se sclérose.

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