Billet du dimanche 2

Dimanche 10 septembre : 23è dimanche du temps ordinaire

« Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul…. »
Jésus nous met dans une situation difficile, par rapport à nos habitudes. Très souvent quand nous apprenons que l’un de nos frères a médis contre nous, notre première réaction c’est de le rejeter ; nous ne prenons même pas le temps de vérifier les dires, nous jugeons.

Nous oublions le vrai sens du notre Père, nous nous laissons succomber à la tentation. Pourtant, Jésus nous met en garde, dans une telle situation, la première réaction n’est pas de prendre position, mais de réactiver l’amour de Dieu qui est en nous. Qui sommes  nous pour juger notre frère ?  Se sentir diffamé est insupportable, mais  quand on a pris la décision de suivre Jésus Christ, on se doit d’avoir un autre regard sur la vie. Jésus nous dit que la première règle c’est le dialogue, avoir le contact, se parler, donc commencer à sortir de la fosse de la haine, du mépris, du rejet ! La deuxième règle, c’est d’activer la solidarité, d’ouvrir au fautif une aire d’expression, l’écouter, chercher à le comprendre à le mettre en confiance, lui faire vivre la paix de l’Église. Cette démarche doit  être pour nous une nourriture de la foi. Si par la faute d’un  ou d’une autre, nous  souffrons, nous devons nous rappeler notre baptême, pourquoi nous sommes chrétiens en Église catholique. Par notre baptême, nous sommes des missionnaires,  des pèlerins porteurs de la Paix du Christ  et de l’espérance de la vie éternelle. Notre baptême nous ouvre à la vie avec le Christ, donc nous aide à comprendre le vrai sens de  la liberté, de l’humilité. Jésus en lavant les pieds de ses disciples lors du dernier repas pris avec eux, nous en donne l’exemple. 

Pouvons-nous dire que nous sommes des femmes et des hommes libres, si nous ne  savons pas vivre l’humilité ? C’est dans l’humilité qu’au nom de Jésus Christ, nous prions le Père pour, par son Esprit Saint, qu’il éclaire le frère ou la sœur qui nous a fait du mal. « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Mt.18, 20) Être patient,  attentif à nos frères qui sont dans la désolation, là commence notre prière, et nous devons cheminer avec eux jusqu’au bout. La prière doit rendre grâce à Dieu, de la charité accomplie, elle ne doit pas être une échappatoire.
Diacre Georges BERVIN 


Questions liturgiques

Pourquoi aller à la messe le Dimanche ?

Nous ne devons pas oublier que la foi, c’est une relation vivante avec Dieu. Comme toute relation, elle se doit d’être nourrie régulièrement, autrement elle s’endort et même elle se sclérose.

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