Actualités - Dans le diocèse

Moule – Triduum Pascal

La paroisse du Moule animée pastoralement par le Père Jean-Gary et le Père Isadan accompagnés des servants d’autel, du groupe d’hommes, de la choral des adultes et des cœurs chérubin, des jeunes de la pastorale et des scouts ainsi que leurs accompagnatrices, sans oublier la municipalité du Moule se sont mobilisés pour commémorer dignement le passage de la mort à la résurrection du Christ. Les fidèles pas seulement de la paroisse du Moule mais de toutes les communes avoisinantes, voire de plus loin sont restés admiratifs devant la mobilisation de toutes ses personnes qui ont contribué au succès de ces célébrations.

Qu’avons-nous retenu pendant ces trois jours de célébrations de la commémoration de la passion à la résurrection du Christ, à travers l’homélie de nos deux prêtres ? Que pouvons-nous dire pour la foule de fidèles qui s’est déplacée en masse pour la messe du jeudi saint qui représentait la Cène et le lavement des pieds, le chemin de croix du vendredi saint dans la matinée, la Vigile Pascale du samedi soir et la messe du dimanche matin et le baptême ? Que le Christ est lumière, la lumière qui nous a sorti des ténèbres car par la mort il a vaincu la mort. Par ce geste, Il rappelle à ses disciples que le Royaume n’a d’autre loi que celle de l’amour gratuit et du service du prochain.

Le Père Jean-Gary dans son homélie lors de la célébration du jeudi soir,  explique que les mots (Aimer, Donner, Servir) qu’il nous a donné le Christ avant sa mort, ils traduisent entre aimer et donner du service, et précise à l’assemblée l’importance de ce geste pour les chrétiens, en faisant cela ce soir-là, Jésus a institué le Sacerdoce. C’est la fête de tous les Prêtres. Il nous précise que nous sommes tous des servants et des serviteurs c’est pourquoi il se fait le plaisir de laver les pieds des fidèles qui attendent à l’autel, en mémoire de ce qu’a fait le Christ ; « vous ferez cela en mémoire de moi ».

Le vendredi Saint au petit matin à 6h30, le Père Jean-Gary et le Père Isadan accompagnés de plus de 2500 fidèles rassemblés au Carrefour de la Croix en direction de la Chapelle de Néron ont pris la route pour la procession du chemin de croix. Le chemin de croix apparaît donc comme un pèlerinage« en esprit », c’est pourquoi il touche celui qui l’entreprend sous trois aspects, tant physiques que spirituels : la marche, la méditation et l’intercession. Tout au long des 14 stations nous avons médité, loué et prié pour le monde entier, les familles, les politiques, les malades, les prêtres, les pays en guerre, les réfugiés qui fuient leurs pays sans savoir ou aller, la violence sous toutes ses formes. La prière voudrait prendre en charge toutes les situations de souffrance, d’épreuve, de détresse, de mort que nous rencontrons autour de nous dans la vie quotidienne ; toutes les vies des hommes de ce monde que le Christ, dans son mystère pascal, a offertes au Père. 
L’heure venue, ce même jour à 15h nous étions tous réunis encore plus nombreux sur le parvis de l’Eglise pour célébrer la passion du Christ et méditer les souffrances du Christ, sous la direction du Père Jean-Gary et du Père Isadan. Trahi par son disciple Judas, le Christ est arrêté. Il est accusé de semer le désordre par ses enseignements et surtout d’usurper le titre de Messie,c’est-à-dire de Fils de Dieu envoyé pour sauver les hommes. Interrogé par Ponce Pilate (gouverneur romain de la région), flagellé par les soldats, Il est condamné à être cloué sur une croix – supplice alors réservé aux criminels. Chargé de la croix, le Christ gravit la colline du Golgotha (littéralement « Mont du crâne », autrement appelé « Calvaire ») et tombe plusieurs fois d’épuisement. Crucifié, Il expire au bout de quelques heures. Descendu de la croix par ses proches, Il est enveloppé dans un linge blanc (le « linceul ») et mis au tombeau. Suite à la proclamation du récit de la Passion, en méditant sur cet Evangile, nous comprenons que Jésus n’a pas commis de péché, mais s’il est arrêté, c’est parce qu’il s’est tout simplement livré lui-même par amour pour nous. Crucifié, il est passé de la mort à la résurrection pour nous sauver et nous offrir la vie éternelle. A l’heure de la vénération de la Croix, les fidèles se sont tous déplacés, dans le silence le plus absolu, sous le soleil pour aller adorer le Christ sur la Croix. Puis la distribution de la communion a clôturé cette célébration. Et tous se sont retirés pour se préparer à la fête de la résurrection du Christ à la Vigile Pascale.

Le Samedi de la Vigile Pascale, le Père Isadan a présidé l’Eucharistie accompagné de la chorale et de ses musiciens faisant vibrer l’assemblée par leur louange, ainsi que tous les servants d’Autel comme pour les précédentes célébrations. L’Assemblée était toujours aussi nombreuse à cette veillée Sainte. Le premier moment de la célébration était le rite du feu nouveau. Le cierge pascal, symbole de la présence du Christ, est alors allumé et sa lumière a été distribuée sur les petits cierges des fidèles. Cette lumière brillera du dimanche de Pâques à celui de la Pentecôte.Suivit la liturgie de la Parole. Après les lectures et la proclamation de l’Evangile, le Père Isadan s’est exprimé dans son homélie en ces termes : « Le Seigneur nous a fait écouter la lecture de l’ancien et du nouveau testament, il y a un instant notre émotion pouvait être très grande, avec l’odeur de l’encens et la lumière des cierges, comment ne pas être heureux en fêtant la Vigile Pascale. 

La fête de Pâques est la plus importante pour les chrétiens. Elle célèbre la Résurrection du Christ, sa victoire sur la mort qui est l’élément central de la foi chrétienne. Elle est la fête chrétienne la plus ancienne et la fête centrale de l’année liturgique. Depuis la Résurrection du Christ, c’est la célébration du passage avec lui de la mort à la vie. Si l’évènement de la libération d’Egypte est lié au sacrifice de l’agneau pascal, par sa mort et sa résurrection Jésus, "nouvel agneau", devient le principe d’une création nouvelle et réalise pleinement le dessein de Dieu. La Pâque de Jésus est le fondement absolu de la Foi Chrétienne comme l’Exode celui de la Foi Juive. Il nous appelle à prendre conscience de cet acte d’amour que le Christ a fait pour nous. Afin d’exulter de joie, pour être chrétien nous devons renoncer au mal, aux ténèbres. Nous ne pouvons avancer vers la table du Seigneur avec un cœur de pierre mais un cœur de chair, après quarante jours de carême nous ne pouvons pas rester dans les ténèbres. Nous sommes faits pour vivre dans l’amour et dans la joie pour que la lumière du Christ pénètre dans nos cœurs. L’assemblée ne pouvait s’empêcher d’applaudir après un message aussi fort, car tout un chacun c’est senti concerné. Puis l’aspersion d’eau bénite de l’assemblée pour le renouvellement de leur Foi, car La Vigile Pascale est le moment où nous prenons tous ensemble conscience que nous appartenons au peuple des baptisés qui marchent vers la lumière, une pensée pour les futures baptisés qui feront leurs baptêmes le dimanche de pâques.
La célébration de l’Eucharistie s’est poursuivie toujours dans l’allégresse et la joie du ressuscité. A la fin de la messe, un servant d’autel a remercié tous les intervenants qui ont participé à cette belle célébration, puis le Père Isadan a repris la parole pour remercier l’assemblée d’être venue aussi nombreuse, ainsi que tous ceux qui ont participé à la réussite de cette belle célébration de près ou de loin. Puis, il a demandé à l’assemblée de terminer la célébration avec le chant « Victoire du ressuscité » au rythme du tambour.

Il est Ressuscité, il est vivant ; Il est vivant ; Il est parmi nous. C’est qui ? C’est Jésus !
Le Christ est Ressuscité, Alléluia ! Joyeuse Pâques à toutes et à tous ! 
 
 
 
                                                                                                          Cyrianne SURET

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