LITURGIE / PRIER

La génuflexion

Des personnes ayant lu l’article sur le signe de la croix paru sur le site du Diocèse, m’ont demandé de faire paraître une explication de la génuflexion. Comme tous les gestes que nous faisons, nous catholiques, nous devons effectivement en connaitre la signification de façon à ne pas les déformer et à leur garder leur dignité.
La génuflexion est littéralement l’action de « fléchir le genou » en signe de respect...vis-à-vis de ce qui est Sacré, comme l’Eucharistie, le Saint Sacrement.
Dans la réforme liturgique voulue par le Pape Paul VI, suite au Concile Vatican 2, contrairement à toutes sortes d’affirmations purement gratuites, la génuflexion n’a nullement été supprimée. Elle demeure ce signe d’humilité face à la grandeur de Dieu et de sa maison qu’est l’Eglise. Voilà pourquoi, devant la déformation de ce geste, il a été conseillé de s’incliner profondément, lentement, pour marquer l’adoration quand on passe devant le Saint Sacrement ou au moment de la consécration durant la messe ou tout simplement quand on entre dans une église. Mais la génuflexion est toujours acceptée et même encouragée dans son caractère dévotionnel.

La génuflexion comme l’inclination (ou prosternation) sont de mises pendant des célébrations. Elles sont de courtes durées. A ne pas confondre avec l’agenouillement qui dure plus longtemps et qui suppose un temps de prière et d’adoration. Le Pape Benoit XVI déclarait à des servants d’autel : « N’ayez pas peur de vous agenouiller devant Dieu ! Car adorer le Créateur ne diminue en rien l’Homme, mais lui restitue sa pleine dignité et humanité. »
Ce que nous devons absolument retenir, c’est que tous nos gestes religieux ont un sens. Il nous faut les faire avec vérité et intériorité pour qu’ils reflètent notre capacité de nous imprégner de ce que nous aspirons à vivre en pleine communion avec le Seigneur et la communauté des croyants.

Chaque religion a ainsi des gestes précis pour signifier une profondeur spirituelle. Observons et rectifions les nôtres pour témoigner tout simplement, à partir d’un geste fait avec conviction et respect, de notre désir de prier, de louer, de chanter, d’adorer Celui devant qui nous reconnaissons notre petitesse et la grandeur de son amour pour nous.

P. Serge CYRILLE, vicaire général

 

 



Questions liturgiques

Pourquoi aller à la messe le Dimanche ?

Nous ne devons pas oublier que la foi, c’est une relation vivante avec Dieu. Comme toute relation, elle se doit d’être nourrie régulièrement, autrement elle s’endort et même elle se sclérose.

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