Actualités - Dans le diocèse

Fraternité de l’Incarnation : chemin d’espoir pour tous !

C’est avec joie que j’ai pu assister à la fin de la conférence du Frère Francklin Armand, fondateur des Petits Frères de l’Incarnation, ce dimanche 27 mai à St Jean Bosco ; même si je suis arrivée en retard du fait de bouchons occasionnés sur la route à cause de diverses manifestations qui marquaient l’évènement du 170eme anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Ce Frère Francklin est un prophète, un visionnaire, à n’en pas douter, tant son regard est lumineux, son sourire communicatif et sa parole apaisante.


 

Frère Francklin Armand est de passage chez nous en Guadeloupe , il doit rejoindre la métropole ce lundi 28 pour fêter les trente ans de l’AFU (Association de Fraternité Universelle dont est membre Mgr Riocreux notre évêque), avec la Fondation FranpierreHaïti qui voit le jour en Vendée pour soutenir toute l’œuvre de la Fraternité de l’Incarnation auprès des plus pauvres. En effet tout le monde connaît l’œuvre remarquable de Frère Francklin Armand qui, à la lumière de la spiritualité du Père Charles de Foucauld, a fondé une fraternité pour venir en aide à son peuple et suivre à la lettre les traces de Jésus. J’encourage tous ceux et toutes celles qui le peuvent à écouter la belle émission « kouté pou tann » sur radio Massabielle où il est interrogé par Kolbe Gauthier, jeune médecin, et fidèle de la Fraternité de l’Incarnation avec sa famille depuis plus de vingt ans. Kolbe va régulièrement en Haïti se ressourcer spirituellement, aider, et soigner. Cette émission d’un grand intérêt reprend la teneur de la conférence donnée à St Jean Bosco.
 
« Que devons-nous faire ? » suivant l’interpellation des disciplines à Jésus dans l’Evangile de Jean au chapitre 2, verset 8. C’est à cette question centrale que Frère Francklin a répondu durant son petit enseignement avant la messe dominicale. Il faut dire que le sujet est intéressant, prenant appui sur trois évènements solennisés : la fête des mères ; les 170 ans de l’abolition de l’esclavage ; la fête de la sainte Trinité. Commençons par l’abolition de l’esclavage, Frère Francklin a dit trois interpellations qui m’ont fait tilt : « Pour plus de 20% d’Haïtiens au moment de l’abolition, un esclave devenu libre est à son tour celui qui a un esclave. Grave dérive due au système ainsi véhiculé et imposé par les tenants de ce lamentable commerce. Deuxième point d’appui : l’Eglise dans les temps très anciens disait : « le péché est un esclavage », et 400 ans après Jean-Paul II affirmait : « l’esclavage est un péché ». Troisième appel d’espérance de Saint Paul sur lequel Fr Francklin s’appuie toujours : « je suis enchaîné , mais la Parole de Dieu n’est jamais enchaînée ! » Fr Francklin, tu es revenu rapidement sur tout ce que l’esclavage a gâché dans ton pays… Il a été aussi évoqué la lettre magnifique  adressée par le collectif Justice et Paix en Guadeloupe hier, et qui a été rejoint par plusieurs groupes,  et qui dit combien l’esclavage est la totale destruction de l’humain. Mot que tu as repris dans ta conférence hier.
 
« Que devons-nous faire ? » et pour regarder demain tu as dit : « face à l’esclavage moderne nous avons trois choix : faire des discours sur cela ; se radicaliser et faire la révolution ; ou bien dans la paix et dans le respect surtout chercher ensemble une issue de justice véritable qui ne laisse personne sur le carreau. N’est-ce pas là où nous en sommes aujourd’hui… les armes ça finit toujours mal, c’est le dialogue seul et l’échange qui peuvent faire avancer utilement… ainsi que la militance pour que la justice et la solidarité soient à la hauteur».
Regardons les marches commémoratives pacifiques d’hier, les temps forts de théâtre et de jeux scéniques évoqués partout au Fort Delgrès et en Grande Terre, le relais inter-entreprises qui a vu 68 équipes concourir depuis Basse-Terre jusqu’au Mémorial’Acte (Père Paul-Antoine Bernard a d’ailleurs couru avec l’équipe Cap’cœur, woulo bwavo à lui)… tout cela sont des semences pour l’éducation de toute la jeunesse et ne pas retomber dans les mêmes travers parce qu’on a tout oublié…
 
Puis nous sommes revenus sur la Fondation de la Petite Fraternité de l’Incarnation qui a été créée en Guadeloupe à St Jean Bosco il y a quatre ans… Un Frère rappelait lors de la rencontre du 41eme anniversaire de la fondation de la Fraternité de l’Incarnation le 26 décembre dernier : « La vie n’est pas facile, et toute vie a quelque chose à voir avec la souffrance, la difficulté, les contrariétés, et Fr Francklin Armand en sait quelque chose depuis plus de quarante qu’il a fondé la Fraternité de l’Incarnation pour les hommes, et Sr Emmanuelle Victor pour la branche féminine. Fr Francklin est un être tout entier donné à Jésus, et à ses frères et à son pays. » Beau message pour nous qui doit nous entraîner à l’espérance…
 
Enfin et pour conclure, tu dis dans ton magnifique livre « danser avec la vie »  :  « Notre spiritualité nous conduit à suivre Jésus en esprit et en vérité, par le cœur et la confiance, avec les mains et le travail. » A partir de là, continue de nous éclairer et d’aider les jeunes et les familles à avancer.
 
Merci Frère Francklin. Et reviens nous vite, tu nous apportes tellement, et la Caraïbe te doit beaucoup.
 
Daniella Félicité
 

Questions liturgiques

Origine de l'Avent et qu'est ce qu'une "année liturgique"?

Le mot "Advent" qui dérive du latin adventus, signifie "venue, avènement". Le temps de l’Avent n’est pas une période d’attente et d’expectative, mais plutôt comme le temps même de la venue et de la manifestation du Seigneur, avec une insistance sur le caractère glorieux de cette "épiphanie". Lire la suite...