Billet du dimanche 2

Dimanche 10 juin : 10e dimanche ordinaire

                          Se tenir par l’Esprit Saint
 Si par un grand temps d’entraînement, de recherches, de dépassement de soi, vous parvenez à faire quelque chose qui dépasse l’entendement, il n’est pas rare de lire la défiance dans le regard de ses amis(es), voir même des membres de sa famille. Certains parviennent même à dire, comme cela se disait avant, que vous avez fait un « pacte avec le diable ».

 Jésus, Fils Unique de Dieu, généré par la force de l’Esprit Saint, se met au service de ceux qui souffrent. Il guérit  les malades, chasse les démons, redonne vie aux morts, au lieu de       le louer, les scribes cherchent  de lui, à croire qu’il gêne ! Ils lui font une triste réputation, en semant l’idée que c’est par Béelzéboul, le chef des démons, que lui Jésus rend tout ce service à ceux qui souffrent. Jésus grand pédagogue, les fait entrer dans leur contradiction, si lui, Jésus, exerce sous l’autorité du chef des démons « Comment Satan peut-il expulser Satan ? » Chyen paka manjé chyen ! C’est par la force de l’Esprit Saint que Jésus fait des miracles. Cette force que tous les baptisés reçoivent par imposition de la main le jour de leur baptême. L’Esprit Saint est la personne de Dieu. Le blasphémer c’est  blasphémer Dieu lui-même, et aussi Jésus-Christ qui est Dieu.

Nous le professons dans la prière du Crédo (symbole de Nicée Constantinople) quand nous disons « Il est Dieu né de Dieu, lumière née de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu, engendré non pas créé et par lui tout a été fait. »         Le blasphème est tout le contraire de l’adoration et de la louange à Dieu. Pour se débarrasser de Jésus qui avait le courage de dénoncer, les dérives des Juifs, ceux-ci l’ont accusé de blasphème. Dans la loi juive, le blasphème est puni par la condamnation à mort. Jésus rappelle que « si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’y aura jamais de pardon ». Jésus par là-même, nous porte à la réflexion sur notre humanité, quand il nous dit : « Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là  est pour moi un frère, une sœur, une mère. » Nous comprenons ainsi que le lien biologique n’est pas le seul fait qui nous lie à notre famille, mais qu’il y a encore un lien  beaucoup plus fort, celui de l’Esprit Saint qui est en nous. Il nous réconcilie avec l’humanité. Par l’Esprit Saint, l’Amour de Dieu  demeure en nous.
Diacre Georges BERVIN


Questions liturgiques

Origine de l'Avent et qu'est ce qu'une "année liturgique"?

Le mot "Advent" qui dérive du latin adventus, signifie "venue, avènement". Le temps de l’Avent n’est pas une période d’attente et d’expectative, mais plutôt comme le temps même de la venue et de la manifestation du Seigneur, avec une insistance sur le caractère glorieux de cette "épiphanie". Lire la suite...