Billet du dimanche 3

Dimanche 16 avril : Pâques!

Christ est vraiment ressuscité !
            « Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin. Elle court vers les Apôtres et leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau. »            

 Ce tombeau vide n’est pas une profanation de sépulture. Non ! Désormais il faut le chercher ailleurs. Désormais lui-même viendra à notre rencontre sur le chemin de nos vies. Christ est vraiment ressuscité. C’est la Pâque du Seigneur. Cet événement bouscule à tout jamais notre existence. La Foi pascale est comme un phare, comme une lumière qui nous indique l’aboutissement de notre chemin de ténèbres. Nous vivons au milieu des tombeaux, affrontés chaque jour à la mort de nos proches et de nos amis, affrontés à notre propre mort qui avance aux petits pas de nos maladies et de notre vieillissement. L’espérance chrétienne nous établit alors dans la confiance totale en la parole de Jésus : « celui qui vit et qui croit en moi ne mourra pas pour toujours ».

 De plus, nous voyons la  résurrection se manifester lorsqu’un homme ou une femme surgit de son tombeau de haine et de violence, lorsqu’il s’arrache à la rancune qui le ronge. La résurrection, nous la voyons encore à l’œuvre, quand un homme ou une femme surgit de son tombeau de péché et accueille  dans sa vie la joie du pardon de Dieu. La résurrection se manifeste encore lorsque quelqu’un se dégage par exemple de l’emprise de   l’alcool, de la drogue ou d’une sexualité dévoyée pour passer à une nouvelle vie.. La résurrection, nous la voyons encore chaque fois qu’un homme ou une femme sort du tombeau de son égoïsme pour oser le partage, l’amour, la fraternité ; chaque fois qu’une main est tendue dans la compassion solidaire, dans l’aide gratuite, dans le service rendu, dans la victoire sur l’indifférence.

La résurrection ne commence pas demain ou après demain ! Mais aujourd’hui, car le Christ vivant nous prend par la main pour nous faire passer avec lui de la mort à la vie ; de toutes nos morts,  pas seulement celle qui arrête le cours de notre existence terrestre, mais la mort du péché dont la Bible nous dit qu’on peut en mourir deux fois.

 Vendredi saint dernier, en vous regardant déposer au pied de la croix, une humble fleur en signe d’amour et de demande pardon, un geste simple qui en d’autres circonstances aurait paru ridicule, je me disais que chaque dimanche aussi à la messe dominicale, c’est un peu la même chose. Notre présence à la Messe est un geste simple et humble, un geste d’amour et de reconnaissance, adressé au Ressuscité. Certains jours on n’a pas envie de venir pour telle ou telle raison (fatigue, dégoût) mais chacun sait au plus profond de soi-même que c’est finalement là, autour de lui, le Ressuscité, qu’on retrouve la paix et la joie. Que le Christ ressuscité soit notre joie. Alleluia !
Père Yves GILLOT 


Questions liturgiques