Actualités - Dans le diocèse

 
"Je ne désir rien de ce monde, car le monde est trop pauvre pour me donner quoi que ce soit".
Figure de l'église libanaise, puissant par sa simplicité et son humilité et son détachement du pouvoir, il a laissé une empreinte indélébile dans l'histoire du Liban.

Appelé la conscience du Liban, l'homme de la deuxième indépendance et de la réconciliation, exemple de justice et de dialogue, il s'est opposé à toutes les tentatives de torpiller la formule libanaise, (multicommunautaire, au système confessionnel) de dénaturer l’âme du pays du Cèdre.
 
Inflexible comme un cèdre, égal à lui-même, très mesuré même dans la colère de l'injustice, une sérénité ascétique c'est pourquoi ni les rapports de force, menaces, trahisons, occupations et assassinats n'eurent jamais la moindre prise sur sa détermination avec une foi patiente, constante et inébranlable de défendre, promouvoir et restaurer des principes démocratiques.
 
Voué à Dieu, gardien Éternel du Temple, il est investi d'une mission historique protéger ce sanctuaire habillé de lumière que ses prédécesseurs avaient contribué à fonder un Grand Liban celui de la liberté, de la souveraineté, d'indépendance, de paix et du vivre ensemble.
 
Il est né, le 15 mai 1920, jour de la fête de Notre-Dame de semences, enterré, le 16 mai 2019, jour de commémoration de canonisation de Saint Nimatullah Kassab Al-Hardini.
Hier, les libanais ont fêté son centième anniversaire tout le long des routes qui cheminait sa dépouille entre

L’Hôpital, Hôtel Dieu Achrafieh, et Bkerké.
 
Il entre dans l'histoire aux côtés de ses prédécesseurs les soixante-quinze patriarches.
Avec lui les Libanais connaîtront le vrai sens de la citation du siège Patriarcat de Bkerké: « La gloire du Liban lui avait été donnée ».
 
« Icône de l'église maronite » : disait de lui le pape émérite Benoît XVI.
Il a vécu pour le Liban et est mort pour que le Liban vive.
 
Il mérite le sommeil des justes, il prit son ultime envol le 12 mai 2019.
 
Adieu Cardinal Mar Nasrallah Boutros Sfeir, Patriarche émérite de l’Eglise Maronite Catholique d'Antioche et de tout l'Orient.
 
Père Nicolas TAZA
Aumônier de la Mission St Charbel De Guadeloupe

Questions liturgiques

Pourquoi aller à la messe le Dimanche ?

Nous ne devons pas oublier que la foi, c’est une relation vivante avec Dieu. Comme toute relation, elle se doit d’être nourrie régulièrement, autrement elle s’endort et même elle se sclérose.

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