Billet du dimanche 3

Edito du dimanche 15 septembre 2019

 
Sa priorité, c’est toi, c’est moi, c’est nous tous...

 
 Abandonner un troupeau entier dans le désert, lieu de tous les dangers, pour partir à la recherche d’une seule brebis égarée défie notre logique. Jésus, le savait, mais il a voulu indiquer clairement que pour le Père et lui-même, le salut de celui ou celle qui se perd est une priorité absolue. Le rapport entre 99 brebis restées au pâturage et une fugueuse accentue le prix que Dieu attache au salut de chaque être humain.

 Il est évident que nous sommes tous la brebis perdue ! Il faudrait être pharisien et aveugle sur soi-même pour ne pas être conscient de la part d’égarement que chacun recèle dans sa vie. Chacun de nous est unique aux regards de Dieu, et il manque, quand il s’égare, à son cœur de Père. Et c’est ce que la parabole du père et des deux fils confirme...
 
 Regardons le berger sur les traces de sa brebis manquante : on l’imagine par monts et par vaux fouillant chaque repli de terrain, scrutant chaque buisson ou amas de rochers. Regardons aussi la femme mettant sa maison sens dessus dessous en quête de sa monnaie égarée... Tous deux cherchent « jusqu’à ce qu’ils retrouvent »...
 
 Ces passages illustrent l’activité inlassable de Dieu pour ramener ses enfants perdus. Il nous rejoint dans les évènements les plus divers comme autant d’occasions de nous inviter à réfléchir et à entendre ses appels : les joies, les épreuves, les rencontres, les aides fraternelles reçues et apportées...Mais, il ne se contente pas d’attendre notre retour, il court à notre rencontre. S’il fait les premiers pas, nous ne devons pas pour autant rester passifs, comme si revenir ne dépendait nullement de nous.  Plus que jamais, « prenons la main que Dieu nous tend ». Oui, il nous faut saisir la main qu’il nous tend et le laisser nous porter comme le berger porte sa brebis « sur ses épaules ».
 
 Prenons conscience aussi que le Seigneur ne se décourage jamais de nos abandons, de nos lenteurs et de nos surdités. Nous aussi, nous ne devrions jamais désespérer, ni de nous-mêmes, ni des autres. Nous ne devrions jamais baisser les bras dans nos tentatives répétées et nos efforts persévérants pour annoncer l’Evangile, même quand cela est difficile.

Avec la force de l’Esprit-Saint, vivons cette année pastorale 2019-2020 en ne cessant de témoigner de la joie de connaître le Dieu miséricordieux. Amen.
 

Père Gérard FOUCAN 



Questions liturgiques

Pourquoi aller à la messe le Dimanche ?

Nous ne devons pas oublier que la foi, c’est une relation vivante avec Dieu. Comme toute relation, elle se doit d’être nourrie régulièrement, autrement elle s’endort et même elle se sclérose.

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