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Mgr Celestino Migliore est le nouveau nonce apostolique en France

Pour Mgr Celestino Migliore, l’arrivée sur le sol français ne sera pas une première puisqu’il y a déjà travaillé pour le Saint-Siège pendant près de trois années, en tant qu’envoyé spécial avec les fonctions d’Observateur Permanent auprès du Conseil de l’Europe à Strasbourg. Une mission exercée du 14 avril 1992 jusqu’au 21 décembre 1995, date de sa nomination comme sous-secrétaire de la section pour les relations avec les États de la secrétairerie d’État.

Mais la mission de Mgr Celestino Migliore au service du Saint-Siège est antérieure à cette première expérience en France. Né le 1er juillet 1952 à Cuneo, dans le Piémont italien, il est ordonné le prêtre le 25 juin 1977 pour ce même diocèse et suit en parallèle une formation en droit canonique qui le conduira jusqu’au doctorat. C’est il y a quarante ans, en 1980, qu’il entre au service diplomatique du Saint-Siège, travaillant d’abord auprès des représentations pontificales en Angola, aux États-Unis, en Égypte et en Pologne. Puis vient Strasbourg, et ensuite le Vatican.

Après sept années de mission à la secrétairerie d’État, il est nommé le 30 octobre 2002 observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Organisation des Nations Unies (ONU) à New York. C'est notamment lui qui relaie auprès des diplomates du Conseil de sécurité l'opposition de Jean-Paul II à la guerre en Irak, en 2003. Le 18 avril 2008, il accueille à l’ONU le pape Benoît XVI, dans le cadre de son voyage apostolique aux États-Unis. Le 30 juin 2010, il est nommé nonce apostolique en Pologne, où il reste en poste jusqu’aux préparatifs des JMJ de Cracovie, puisqu’il est choisi le 28 mai 2016 pour représenter le Saint-Siège auprès de la Fédération de Russie. Puis, Mgr Migliore devient nonce apostolique en Ouzbékistan le 21 janvier 2017. Au mois d’août 2017, il a l’occasion d’accueillir à Moscou le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, qui effectue une visite de quelques jours en réponse à l’invitation des autorités du pays. Un déplacement particulièrement suivi, dans la mesure où la Fédération de Russie est l’une des seules nations majeures dans le monde à ne jamais avoir reçu la visite d’un Pape.
Outre l’italien, Mgr Celestino Migliore parle français, anglais, espagnol, portugais et polonais. Il est par ailleurs archevêque titulaire de Canosa (région des Pouilles, au sud de l’Italie).