Billet du dimanche 4

Dimanche 28 juin : 13e dimanche ordinaire

        
Jésus disait : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi.. »
Quelqu’un en en lisant ces paroles disait : « Es-ce que  Jésus serait-il jaloux de l’amour d’un père pour ses enfants ? »     
         Etre digne de Jésus, c’est aimer selon son amour à Lui, parce qu’en lui Dieu se manifeste comme don d’amour parfait.              
  Cela veut dire encore que Jésus est le révélateur de tout amour qui trouve en Lui sa mesure, c'est-à-dire sa perfection.                  
 Dieu est un Dieu « jaloux » dit l’Ecriture. Cette expression peut surprendre, mais elle exprime justement le comportement de Celui qui aime profondément et qui tient à nous au point de brûler d’ardeur et de désirer que nous soyons comme Lui. D’ailleurs il le dit dans l’Evangile« aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.. »

 Jésus dans l’Evangile ne nous dit pas jusqu’où va l’amour,          il l’exprime jusque sur la croix en pardonnant à ceux-là même qui le crucifiaient. « Il n’y a pas de plus grand amour, dit Jésus, que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.. »

Dans l’Evangile, aimer,  c’est en premier lieu une volonté, celle de vouloir« mourir au péché ». Or quand nous parlons de péché, nous pensons spontanément à nos manquements, (égoïsmes, penchants mauvais, homicide etc.) Mais c’est plus que ça, c’est tout ce qui nous sépare de Dieu Lui-même. Cette volonté ne se fonde donc pas uniquement sur un choix délibéré de prendre sa croix, mais sur le fait de participer à la vie même de Jésus.       
 Jésus ne nous demande pas non plus de l’imiter en prenant la croix, à l’exemple de Simon de Cyrène, sur le chemin du calvaire, mais d’entrer dans sa joie de manifester l’amour et de la donner.
« Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la trouvera.. » Comment comprendre cet appel à perdre sa vie dans un monde où le développement personnel occupe les esprits et où l’importance de se trouver ne fait aucun doute ? Saint François de Sales peut nous éclairer. Il dit qu’il y a deux distorsions dans l’amour de soi : l’amour effectif et l’amour affectif. Le premier l’amour effectif rechercher les honneurs, les richesses ; le second l’amour affectif nous pousse à nous ouvrir à Dieu, aux autres et nous aimer en vérité.

Père Yves GILLOT


Questions liturgiques