Eglise dans la Caraibe

Déclaration des évêques de la Caraïbe sur la violence familiale

VIOLENCE FAMILIALE : UN APPEL A L'ACTION
1. Nous, Évêques des Antilles, joignons nos voix à celles de tous les hommes et femmes de bonne volonté, pour mettre fin à la violence familiale dans notre région.
Nous avons entendu les pleurs et sommes témoins de la douleur d'innombrables personnes, en particulier des femmes et des enfants, affligés par la violence familiale. Nous nous tenons debout, solidaires avec vous et voulons que vous sachiez que vous êtes les enfants chéris de Dieu et devez être libres de vivre votre dignité d'enfant de Dieu. En cette année où nous avons été invités par le Saint-Père à réfléchir sur nos expériences de la famille et à revisiter notre ministère et notre soutien à la famille, nous voulons partager les réflexions pastorales qui suivent.
 
CHAQUE PERSONNE HUMAINE EST REVÊTUE DE DIGNITE PAR DIEU LE CREATEUR
2. Nous voulons réaffirmer l'enseignement de la Sainte Écriture selon lequel chaque personne humaine a été faite à l'image et à la ressemblance de Dieu et a été revêtue de dignité (Gn 1:26). C'est en tant qu'homme et femme que nous sommes des reflets du divin. Par Son souffle, Dieu a donné à Adam et Ève le pouvoir d''expérimenter et de partager la vie divine (Gen 2:7). Il nous a donné le droit de devenir des enfants de Dieu (Jn. 1:12). Il nous a laissé un commandement : nous aimer les uns les autres (Jn. 13:34). C'est pour cela que le Catéchisme de l'Église Catholique affirme que, de par leur nature même, les hommes et les femmes sont des êtres sociaux. « Ce partenariat entre l'homme et la femme constitue la première forme de communion entre des personnes. Car, en raison de sa nature intrinsèque, l'homme est un être social ; et s'il n'entre pas en relation avec les autres, il ne peut ni vivre, ni développer ses dons. (Vat. II, Gaudium et Spes, No. 12)  Aussi, chaque personne humaine a été revêtue par Dieu le Créateur de dignité, laquelle est pur don. Tout ce qui tente de dévaluer ou détruire notre dignité humaine est une atteinte à ce don que nous avons reçu à travers la création et la rédemption.  
 
LA VIOLENCE FAMILIALE EST UN PECHE CONTRE LA DIGNITE DE LA PERSONNE HUMAINE
3. La violence familiale est un péché, un crime et un problème social sérieux. La violence sous toutes ses formes, et particulièrement la violence familiale, est destructive et empêche la capacité d'une personne à répondre à l'appel de Dieu à manifester Son amour. La violence va à l'encontre de la loi de Dieu et à l'encontre de l'enseignement de l'Église catholique. Elle n'est pas une question privée familiale. Elle se produit à chaque niveau social de notre société. Certains cachent les abus mieux que d'autres ne le font. Cela affecte les femmes, les enfants et les hommes. Les filles et les garçons qui sont témoins de ce mal peuvent grandir en croyant que la violence dans les relations est un comportement acceptable ou bien inévitable. Ils sont privés de l'opportunité de vivre une vie basée sur l'imitation du Christ. Ils rejoignent le camp du silence et portent une honte dont ils ne sont pas responsables.
4. Cette violence est nommée violence familiale parce qu'elle se produit entre des personnes qui sont dans une relation dont ils attendaient amour, affection et souci les uns des autres. Cette violence peut être un abus physique, sexuel, verbal, financier, psychologique ou émotionnel. Elle peut être perpétrée par l'un ou l'autre partenaire de la relation. Les violences sur les femmes, particulièrement celles qui provoquent la mort, sont plus généralement rendues publiques en raison de leur nature tragique. Cependant, tant les femmes que les hommes sont soumis à des formes intenses de violence psychologique et émotionnelle, par leurs partenaires. Cette souffrance ne doit pas être sous-estimée. De même, les effets sur les enfants de ces diverses formes de violence entre époux ne doivent pas être minimisés. La violence familiale est une violence contre toute la famille.
 
5. La violence familiale se produit à tous les niveaux sociaux, affecte chaque type de famille, traverse toutes les religions et arrive même dans les familles qui sont très actives et en vue dans l'église et la société. A la base de la violence familiale, on trouve de nombreuses causes dépendantes les unes des autres. Nous devons donc être prudents avant d'émettre des appréciations infondées ou de proposer des solutions hâtives. S'il peut y avoir des problématiques communes, chaque cas est différent. La croyance fausse, sous-jacente, selon laquelle les femmes sont inférieures aux hommes est certainement un facteur déclencheur significatif, mais il ne est de même de l'image machiste qui permet à de nombreux hommes caraïbéens de traiter les femmes avec irrespect. La tiédeur de  notre réponse et des services d'assistance inadéquats contribuent aussi à l'aggravation du problème. En plus du besoin d'une réponse immédiate, une analyse approfondie est essentielle pour mieux comprendre le problème et les solutions qui mettront un terme à la violence.
6. La proéminence de la violence familiale dans nos communautés caraïbéennes est alarmante. L'Enquête sur l'Evolution des Crimes (Crime Trend Survey), menée par le Bureau des Nations Unies sur les Drogues et le Crime (UN Office on Drugs and Crime), révèle que trois des dix plus hautes fréquences de viol enregistrées dans le monde ont lieu dans les Caraïbes. Tous les pays dans les Caraïbes, pour lesquels des données comparables sont disponibles, montrent un taux de viol au-dessus de la moyenne non pondérée des 102 pays évalués. Ceci constitue une préoccupation particulière étant donné que la plupart des incidents de viol et d'abus sexuels sur mineur ne sont pas signalés : dans neuf pays des Caraïbes, « quarante-huit pour cent des adolescentes ont déclaré que leur première expérience sexuelle a été forcée ou presque forcée ».
 
FIN DU SILENCE
7. Dans notre Lettre Pastorale « La Justice et la Paix dans une Nouvelle Caraïbe » (1975), les Évêques de l'Assemblée Episcopale des Caraïbes (AEC) ont dénoncé l'exploitation des femmes :
« ... Il y a bien trop de preuves que, dans plusieurs de nos sociétés caraïbéennes, de jeunes filles et des femmes sont encore exploitées d'une façon éhontée non seulement au sein de leur emploi mais parfois aussi au moment de demander ou de conserver cet emploi. Aussi longtemps que de telles pratiques persistent parmi nous, nous n'avons pas le droit de parler de libération de la femme. »
Dans notre Lettre Pastorale « Crime et Violence » (2003, ns. 17 et 18), nous avons souligné la violence dans la famille comme un facteur contribuant significativement à la violence croissante dans nos sociétés caraïbéennes. Dans notre « Atelier sur la Violence Familiale » tenu en 2013 en Guyana, notre Commission Justice et Paix a aidé les participants des diocèses de l'AEC à comprendre et formuler des plans pastoraux pour affronter la violence familiale dans nos églises locales.
8. Le silence, indépendamment de ce qui le motive, ferme les yeux sur la violence familiale. C'est un grave péché par omission. Il n'aide ni la victime, ni l'agresseur. Au lieu de cela, il dégrade la dignité de chacun des deux. Il banalise la violence familiale aux yeux de la génération suivante. Il renforce une croyance selon laquelle la violence est une forme acceptable de comportement dans la famille caraïbéenne. Il trahit les victimes et les abandonne à leur vulnérabilité. Il conforte le criminel et sape le rôle de la société. Dans tous nos territoires, la violence familiale est illégale au regard des codes ou lois spécifiques, de nature criminelle ou civile. En conséquence, l’État doit permettre aux victimes de pouvoir porter plainte et d'être protégés contre une agression future.
9. Dans le premier acte de violence familiale que nous lisons dans la Genèse, Dieu interpelle Caïn, le tenant pour coupable et responsable. Aujourd'hui, nous aussi, devons interpeller les auteurs de violence familiale, les tenir pour responsables, les aider à faire face aux conséquences de leurs actes et exiger qu'ils prennent les mesures nécessaires pour modifier leur comportement.
10. Le but de ces réflexions est de réaffirmer notre profonde inquiétude concernant la violence contre les femmes, les hommes et les enfants dans nos familles de la Caraïbe et identifier quelques solutions qui aideront la communauté catholique, oeuvrant avec toutes les personnes de bonne volonté, à rompre le silence et à emprunter le chemin menant à la fin de la violence familiale dans notre région.
 
METTRE FIN A LA VIOLENCE
S'informer
11. La dynamique de la violence familiale peut être complexe et très explosive. Les pasteurs et les équipes pastorales doivent être informés de l'existence des services mis à la disposition des victimes et des agresseurs. Ils doivent acquérir une connaissance concrète des lois de nos pays respectifs sur la violence familiale, la protection de l'enfance et la violence sexuelle dans nos pays respectifs. Ils doivent aussi se familiariser avec les normes et réglementations du diocèse pour gérer ces situations. Ne pas être informé ou ne pas pouvoir reconnaître les signes de violence familiale accroît les risques des victimes. Étant donné que nous partageons tous la même culture et la même société, nous pouvons tous apprendre à mieux discerner les signes d'abus parmi les personnes qui cherchent de l'aide, même quand celles-ci sont des membres des équipes pastorales.
Pas de silence
12. Il faut créer une atmosphère fraternelle parmi le clergé et les laïcs, où la violence familiale ne soit jamais justifiée, ni excusée et où les questions de violence familiale puissent être discutées ouvertement, sans jugement et avec tact, dans les homélies et au sein d'autres conversations. Le but est de favoriser la croissance spirituelle et d'identifier des solutions pratiques. Si les familles n'entendent jamais une homélie sur l'abus familial, il est moins que probable qu'il y aura une demande pour une aide, pourtant  nécessaire, de l'Église. Les victimes, femmes, hommes et enfants continueront à vivre avec leur douleur, leur solitude et leur honte. Il y a une tendance générale à accuser les victimes de la violence familiale quant aux circonstances où elle s'est produite. Ceci doit cesser. Révéler les situations d'abus familial n'est pas facile. Quand un membre de la famille parle, cela aide toute la famille. Cela demande du courage. Il faut traiter les victimes avec respect et prendre leurs révélations au sérieux. Il faut éviter les clichés sentimentaux. Il faut ÉCOUTER, résister au besoin de fabriquer des solutions, s'assurer que les victimes reçoivent une assistance juridique et une protection.
Pas de réconciliation prématurée 
13. Quand la sécurité d'une femme est en jeu, une séparation matrimoniale est souvent une des solutions que la femme devrait sérieusement envisager, si elle veut en finir avec la violence qu'elle subit. Il s'agit d'une période durant laquelle la femme peut être très vulnérable. L'encourager à rester dans la maison ou à avoir des relations non consenties avec le partenaire est pire. La vraie réconciliation est seulement possible lorsque la femme est en sécurité, et que l'homme assume ses actes, accepte la responsabilité de sa violence et est authentiquement repentant. Il doit s'engager à chercher de l'aide pour résoudre son problème. Exprimer des regrets ne suffit pas. La violence familiale et l'abus contre les enfants sont des délits punissables conformément à la loi.
L'Ecriture
14. Nous notons avec tristesse que quelques personnes se servent improprement de l'Écriture Sainte pour justifier un style de vie fait de domination et d'abus. Il n'y a rien dans nos Écritures Saintes qui justifie l'abus ou la domination des femmes par les hommes ou une autre sorte de domination. La violence familiale est contraire aux enseignements de Jésus Christ. Procurons plutôt conseil spirituel et prière à ceux qui souffrent de la violence, particulièrement les femmes et les enfants, afin qu'ils puissent poursuivre et développer leurs relations avec Dieu et avec la communauté ecclésiale, surtout pendant les périodes difficiles.
Prévention
15. Nous appelons toutes les commissions concernées de l'AEC et tous nos diocèses à collaborer pour mettre fin à la violence familiale. Les commissions doivent instruire la communauté de foi sur le pouvoir destructeur de la violence familiale ; recommander et soutenir la mise en oeuvre des lois qui protègent les familles contre la violence à la maison ; amorcer des programmes pour changer les attitudes qui tolèrent la violence familiale ; mettre en place des programmes de soutien adéquats qui comprennent des informations, à la disposition de la communauté, sur les services aux victimes. Nous devons aussi remettre en question la culture machiste qui déshumanise les femmes et contamine les hommes avec des vues fausses sur les femmes et les relations hommes-femmes. Nos commissions amorceront aussi des échanges avec les autorités civiles et légales pour passer en revue les lois et les pratiques qui ne protègent pas efficacement les victimes de la violence familiale.
Les discussions sur la violence familiale et la violence contre les femmes doivent être incluses dans tous nos programmes d'enseignement, à commencer par l'école primaire, et surtout dans nos cours de préparation au mariage. Nous devons enseigner à tous nos fidèles à vivre, comme Jésus l'a fait, dans un engagement à la non violence. Notre Église, empruntant les pas de Jésus, doit montrer le cap en faisant de la Caraïbe un endroit plus sûr pour tous nos concitoyens, en particulier nos femmes et nos enfants, lesquels sont les plus vulnérables.
Conclusion
16. En tant que responsables des communautés catholiques des Caraïbes, nous collaborerons avec les autres organisations communautaires, les organisations non gouvernementales et les agences gouvernementales pour travailler à mettre fin à la menace déshumanisante qu'est la violence familiale. Nous travaillerons ensemble comme peuple de croyants pour maintenir la valeur de la présence de Dieu dans les femmes et les hommes qu'Il a créés pour qu'ils connaissent Son amour et Le partage l'un avec l'autre. Nous demandons que toutes nos communautés paroissiales travaillent avec les personnes de bonne volonté pour mettre fin à la force destructive de la violence familiale dans notre région des Caraïbes. Prenons l'engagement de protéger celui qui est vulnérable.
17. Nous remettons tous nos efforts entre les mains de la Sainte Famille, priant que toutes les familles puissent imiter leur amour.
 
Fait à Montego Bay, Jamaïque, le 25 avril 2015, en la fête de Saint Marc, évangéliste.

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