Billet du dimanche 3

Dimanche 18 juin : Fête du St Sacrement

Fête du Très Saint-Sacrement

Ce qui se passe dans la célébration de la Messe, c’est proprement vertigineux pour notre petite intelligence humaine : Dieu en effet se donne  à nous véritablement en nourriture sous le signe de ce pain partagé.  Car nous mangeons véritablement le Corps du Christ dans la sainte communion sous l’aspect du pain et du vin consacré.
 « Quand, dit st. Augustin, tu entends le ministre te dire « le Corps du Christ », il faut sous-entendre à la fois deux choses : mange le corps du Christ, et deviens le Corps du Christ. »Manger l’Eucharistie, « manger le Christ », ce n’est pas Lui qui se transforme en moi, mais le contraire, c’est moi qui deviens Lui. Je deviens son Corps, et son corps mystique c’est l’Eglise. Car, comme dit st. Paul,  Christ est la tête de l’Eglise qui est son Corps.
Il est grand le mystère de la Foi ! Ce grand mystère de Foi, nous l’exprimons et le chantons par ces paroles : « Par Lui, avec Lui, et en Lui ».
L’Eucharistie est l’action de grâces la plus parfaite, la plus grande, la plus sainte que nous puissions adresser à Dieu. Car, par l’Eucharistie, st. Augustin dit encore ces paroles merveilleuses : « Jésus prie pour nous, car il est notre chef. Il prie avec nous car il est notre frère. Il est prié par nous car il est notre Dieu. »
Le Seigneur a voulu ainsi, se livrer entre nos mains pour que nous puissions nous nourrir de Lui, pour que nous puissions dès aujourd’hui vivre de la Vie éternelle. « Prenez et mangez », dit il. Non pas : prenez et regardez ! ! Premièrement ce n’est pas une initiative qui vient de nous, mais de Dieu. Et deuxièmement, ce n’est pas parce que nous sommes des saints qu’il se donne à nous, mais parce que nous sommes pécheurs.  Cependant, on ne peut s’approcher de la Table sainte de n’importe quelle façon. « Que chacun s’examine » dit st. Paul pour discerner s’il est capable ou non de recevoir le Corps très saint du Seigneur, de peur d’avaler son propre jugement. Cette parole de Paul nous invite au discernement, non à la crainte et à la peur de Dieu. Aucun motif d’orgueil ou de vanité, aucune superstition, aucune démarche, autre que spirituelle, ne doit nous conduire à cette table. Car il faut discerner que ce Pain consacré, ce vin consacré n’est pas un pain ordinaire, un vin ordinaire, mais le Corps et le sang du Seigneur. Enfin St. Cyrille de Jérusalem (2° siècle) disait aux chrétiens : « Quand tu t’approches, ne t’avance pas les paumes des mains étendues, ni les doigts disjoints ; mais dans le creux de ta main reçois le corps du Christ en disant Amen. Puis prends-le et veille à ne rien perdre. Dis-moi, si l’on te donnait des paillettes d’or,  ne les prendrais-tu avec le plus grand soin ? Alors, accueille avec un immense respect ce sacrement qui est plus précieux que l’or et que les pierres précieuses ? »                  Père Yves GILLOT


Questions liturgiques

Pourquoi aller à la messe le Dimanche ?

Nous ne devons pas oublier que la foi, c’est une relation vivante avec Dieu. Comme toute relation, elle se doit d’être nourrie régulièrement, autrement elle s’endort et même elle se sclérose.

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