mardi, 18 octobre 2016 20:40

Carte Blanche du Dimanche 16 Octobre 2016

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En ce dimanche, je souhaiterai évoquer d’abord deux nouveaux saints français canonisés aujourd’hui à Rome par le pape François.

Un éducateur du 18ème siècle, frère Salomon Le Clercq, martyr pendant la Révolution en 1792 dans le couvent des Carmes à Paris.
 
Et une carmélite de Dijon,  Sœur Elisabeth de la Trinité, née en 1880 et morte de la tuberculose  en 1906. Vie très courte mais intense. Musicienne, premier prix de conservatoire de piano, elle a été admirable par sa vie, ses prières, dont une très belle à la Trinité et par son offrande dans les derniers mois de sa vie.
Béatifiée par Jean Paul II en 1984, elle est donc canonisée en ce jour par le  pape François, en présence d’une grande foule et d’une délégation française conduite par la ministre Ségolène Royal.


En ce dimanche, je souhaiterai évoquer d’abord deux nouveaux saints français canonisés aujourd’hui à Rome par le pape François.

Un éducateur du 18ème siècle, frère Salomon Le Clercq, martyr pendant la Révolution en 1792 dans le couvent des Carmes à Paris.
 
Et une carmélite de Dijon,  Sœur Elisabeth de la Trinité, née en 1880 et morte de la tuberculose  en 1906. Vie très courte mais intense. Musicienne, premier prix de conservatoire de piano, elle a été admirable par sa vie, ses prières, dont une très belle à la Trinité et par son offrande dans les derniers mois de sa vie.
Béatifiée par Jean Paul II en 1984, elle est donc canonisée en ce jour par le  pape François, en présence d’une grande foule et d’une délégation française conduite par la ministre Ségolène Royal.

Mais aujourd’hui, je souhaiterai aussi vous présenter une lettre écrite par les évêques de France, intitulée « dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». Est-ce à dire que l’Eglise fait de la politique ? Non, elle le dit en préambule : « Nous ne sommes pas des spécialistes de la politique », mais ajoutent les évêques, « nous partageons la vie de nos concitoyens, nous les écoutons et les voyons vivre ». Et cette longue lettre de 60 pages est d’ailleurs adressée aux habitants de notre pays.
 
Elle fait d’abord le constat de la morosité, de  « la lassitude, des frustrations, voire des peurs et même de la colère intensifiées par les attentats et les agressions qui habitent une part importante des habitants de notre pays »
Ce texte souligne aussi les changements économiques, culturels, sociaux, religieux… et au cœur de cette France en mutation, les évêques  invitent le politique et j’insiste sur ce le politique en rappelant des figures de catholiques engagés dans la politique : Robert Schuman et Edmond Michelet, ministres dans les gouvernements de la 4ème et 5ème république.
Ce texte parle aussi de cette société en tension avec ces réactions, ces marches blanches, ces célébrations mémorielles qui vivent ensemble des moments de communion en face d’évènements dramatiques, mais avec la question : « Qu’en reste-t-il après ? »
D’une manière réaliste et positive, est soulignée que la « France a un potentiel important de dynamisme dans tous les domaines. Il y a de la créativité, de l’inventivité et de la générosité dans notre pays », mais « la difficulté de réformer est une bonne illustration des paradoxes de notre pays » avec cette phrase appelant à la responsabilité de chacun : « notre pays réagit par corporatisme etintérêts particuliers » et cette  affirmation : c’est toujours l’autre  qui doit faire l’effort en premier ».
 
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